Contrat de location portant sur des locaux à usage résidentiel, commercial ou professionnel. Par le biais d’un bail, le propriétaire (bailleur) concède au locataire (preneur) un droit de jouissance temporaire sur un bien immobilier en contrepartie du versement d’un loyer. Ce contrat joue un rôle central dans les transactions immobilières car il fixe les droits et obligations réciproques des parties et s’adapte aux besoins spécifiques des secteurs d’activité concernés : dans le tertiaire, il tient compte des enjeux liés à l’adaptation des locaux aux contraintes fonctionnelles des preneurs.
Le Code civil (art. 1708 et suivants) désigne sous la dénomination générale de « contrat de louage » à la fois le louage des choses et le louage d’ouvrage, le premier étant « un contrat par lequel l’une des parties s’oblige à faire jouir l’autre d’une chose pendant un certain temps, et moyennant un certain prix que celle-ci s’oblige de lui payer ».
En ce qui concerne le louage de choses, l’usage a consacré deux expressions couramment utilisées dans le domaine de l’immobilier, qui sont la « location » et le « bail ». Ces deux termes sont employés pour désigner la prise à bail des locaux à usage d’habitation ou professionnel.
Le bail immobilier dans le tertiaire et le résidentiel peut revêtir différentes formes juridiques tout en reposant sur la structure classique du contrat de bail régi par le Code civil. Il contient notamment :
Dans l’immobilier tertiaire, on parle plus spécifiquement de bail commercial ou professionnel. Ce type de contrat répond à des besoins distincts des usages résidentiels.
Le bail peut être rédigé sous seing privé ou en présence d’un notaire. Il devient toutefois obligatoire d’établir un acte notarié lorsque la durée d’un bail professionnel excède 12 ans.
La loi du 6 juillet 1989 dispose que les baux d’habitation ou à usage professionnel doivent impérativement être établis à l’écrit. Sur le principe, néanmoins, un bail verbal n’est pas sanctionné et son existence a été reconnue par la jurisprudence à plusieurs reprises. Pour autant, un bail écrit reste préférable pour les deux parties, car ce contrat contient des informations précises sur la désignation des signataires, sur la description des biens, sur leur usage, sur la durée de location et sur les conditions financières à respecter.
Très souvent, la signature du bail est précédée ou suivie d’un état des lieux réalisé dans les locaux faisant l’objet du contrat.
Le bailleur et le preneur sont en droit de résilier le bail professionnel ou commercial en respectant un préavis de 6 mois et en notifiant l’autre partie par courrier recommandé avec accusé de réception. Dans le cadre du bail commercial, la résiliation ne peut avoir lieu qu’à la fin de chaque période triennale. Dans le cadre du bail professionnel, le preneur peut rompre le contrat à tout moment, mais le bailleur doit attendre la fin de la période d’engagement de 6 ans.



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