Opération juridique par laquelle un professionnel vend la propriété de l’ensemble des éléments affectés à l’exploitation d’une activité. La cession de fonds de commerce est donc une manière de transmettre une activité commerciale et d’assurer la continuité de son exploitation en s’appuyant sur une clientèle existante. Ce type de transaction suppose ainsi, pour l’acheteur, de réaliser une analyse approfondie de la viabilité du fonds, de son environnement géographique, et de sa rentabilité. C’est aussi une opération strictement encadrée par le droit.
Le fonds de commerce désigne l’ensemble des éléments corporels et incorporels attachés à l’exploitation d’une activité et à la conservation d’une clientèle. Il est considéré comme un bien meuble incorporel et constitue, en ce sens, une construction juridique.
La cession de fonds de commerce, en tant que contrat de vente, est soumise pour l’essentiel aux dispositions générales prévues dans le Code civil (articles 1582 et suivants). Néanmoins, il faut se tourner vers le Code de commerce (articles L.141-2 à L.146-4) pour découvrir le formalisme d’une telle vente, qui répond à un double objectif : protéger l’acheteur et garantir les droits des créanciers du cédant. Ces articles traitent ainsi des formalités obligatoires à accomplir avant et après la cession de fonds de commerce pour que l’opération soit légale.
Ces formalités incluent :
Sur le plan fiscal, la cession de fonds de commerce entraîne le paiement de droits d’enregistrement calculés sur le prix de vente et selon un barème progressif. Elle peut également générer une plus-value imposable pour le cédant, sous réserve des régimes d’exonération applicables.
La vente emporte également des conséquences sociales, notamment en matière de transfert des contrats de travail. Ce transfert s’opère automatiquement lorsque l’entité économique conserve son identité et que l’activité est poursuivie.
La cession de fonds de commerce porte sur un ensemble d’éléments affectés à l’exploitation et non pas sur la structure juridique de l’entreprise, sauf dispositions contractuelles contraires. Ces éléments comprennent :
En règle générale, la cession du fonds exclut les créances et les dettes attachées à l’exploitation, les contrats autres que les contrats de travail et d’assurance des locaux, et la propriété du local commercial concerné. Là encore, des dispositions contractuelles peuvent prévoir d’autres règles.
L’établissement d’un contrat écrit permet d’encadrer juridiquement la cession de fonds de commerce. Bien que l’article L.141-1 du Code de commerce ait été abrogé, la pratique et la jurisprudence recommandent toujours d’insérer certaines mentions destinées à protéger l’acquéreur. Ces mentions sont :
Le Code de commerce prévoit d’autres obligations autour de la cession de fonds de commerce.
Avant ou pendant la vente :
Après la vente :
La cession de fonds de commerce doit ainsi respecter un certain formalisme, avant, pendant et après la transaction. L’accompagnement par un professionnel est donc recommandé