Point Marché 2/2008

Un nouveau cycle de marché en Ile-de-france en 2009

Point marché 2/2008
La conjoncture économique se traduit maintenant dans le marché de l’immobilier de bureaux en Ile de France. Le marché locatif devrait faire face à un retournement en 2009.
Plus de 2 350 000 m2 de bureaux ont été commercialisés au cours de l’année 2008.
Ce chiffre est à comparer à celui record de 2 750 000 m2 réalisé en 2007. Il représente une baisse de 14 % d’une année à l’autre. La demande placée en 2008 reste à un niveau élevé comparable à 2006. Huit premiers mois constants et cinq « méga transactions » supérieures à 40 000 m2 ont atténué la très forte baisse du dernier trimestre (-33 %) préfigurant la tendance de 2009.
A ce rythme, en corrélation avec les perspectives de croissance économique et de destruction d’emplois, la demande placée pourrait retrouver en 2009 des niveaux comparables à ceux de 2002 (1 800 000 m2) ou 1996 (1 500 000 m2).

La cartographie générale du marché a évolué en 2008. La 1ère couronne Est et Ouest, grâce à ces «méga» transactions et à de nombreuses transactions supérieures à 5000 m2, a mieux résisté que les quartiers d’affaires parisiens.
«Economie, regroupement et fonctionnalité» sont les maitres mots des grands utilisateurs franciliens et cette tendance lourde va s’accentuer avec la crise économique. Ces dernières semaines un nombre croissant d’entreprises, quelque soient leurs tailles, différer leurs décisions de transfert ou même de regroupement.

Le taux de vacance en Ile de France a augmenté de 10 % environ en 2008 et a connu au 4ème trimestre une nette augmentation. C’est en 2ème couronne que l’augmentation de l’offre immédiate est la plus forte.

On assiste en 2008 après quatre années de hausse ininterrompue des loyers, un maintien des valeurs moyennes (310 €) et «prime». Toutefois, les bailleurs ont accordé davantage de mesures d’accompagnement en 2008 qu’en 2007.
Il ne faut pas oublier que les loyers « prime » ne reflètent qu’une très faible partie du marché dans une période de ralentissement, ils ne préfigurent pas les loyers courants et réels. C’est pourquoi, il est plus intéressant d’examiner l’évolution des loyers moyens et les mesures d’accompagnement accordées. L’augmentation de ces dernières préfigurent, si la crise est profonde, une diminution des valeurs nominales.

Loyers dans le quartier Central des Affaires
Loyers dans le quartier Central des Affaires